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Phytothérapie : Bourrache / Borago officinalis

Phytothérapie Bourrache Borago officinalisLa bourrache est une herbe annuelle à tige cylindrique, épaisse, dressée, hérissée de poils raides, de 20 à 80 cm de haut.
Les feuilles alternes, à surface ridée, ont un long pétiole à la base de la plante qui n'existe pas pour les feuilles supérieures. Toute la plante est recouverte de poils courts et fermes qui la rendent rude au toucher : c'est un des caractères de toute la famille des Boraginacées.

Partie utilisée : l'huile extraite de la graine par pression à froid


Action générale : Les avis semblent diverger quelque peu concernant les bienfaits et les risques de la bourrache.

D'après Bruneton « Aucune expérimentation pharmacologique ne semble avoir été effectuée sur cette drogue qui jouit d'une réputation (non démontrée) de "sudorifique", d'adoucissant, de diurétique. ». Il poursuit ainsi « En Allemagne, la Commission E note que l'activité attribuée à la drogue n'est pas documentée et, qu'en conséquence, feuilles et fleurs ne doivent pas être utilisées dans un but thérapeutique. Cette position semble d'autant plus sage que, comme Dr Smet l'a souligné, la consommation de 4 tasses/jour d'infusion peut apporter jusqu'à 64 μg d'alcaloïdes pyrrolizidiniques : 6 fois plus que la dose maximale tolérée dans le cas de l'infusion de feuilles de tussilage ».

Pour d'autres, il semblerait qu'aucune affection du foie due à la bourrache n'ait été documentée, il n'y aurait pas même d'effets secondaires connus à l'utilisation de l'huile de bourrache. La tige contenant les alcaloïdes de pyrrolizidine toxiques pour le foie n'est plus employée aujourd'hui, mais ces alcaloïdes sont en très petites quantités (infinitésimales) dans l'huile et si les feuilles et les fleurs en contiennent également, il n'a jamais été fait mention de problème consécutif à leur emploi.

Si l'on tient malgré tout à cueillir les fleurs, il faut le faire au début de la floraison (juin) puis on les fait sécher avec précaution, à l'ombre, en couches minces, bien répandues à la chaleur artificielle (40 °C maximum).

L'habitude était de l'employer en mélange de plantes médicinales, généralement en tisane, en laissant infuser 10 à 30 g pour 500 ml d'eau. Mais ces infusions sont toutefois à déconseiller, comme nous l'avons vu, en raison des alcaloïdes pyrrolizidiniques que contient la plante.

Par son mucilage, elle est supposée adoucissante, émolliente et expectorante, donc utilisée dans les catarrhes des voies respiratoires, la gastrite, les inflammations des muqueuses.

Par la présence du nitrate de potassium, elle est supposée sudoripare et diurétique (elle augmente l'élimination de l'urine).

Elle aurait également des propriétés intéressantes contre la gueule de bois.

Les graines sont également utilisées pour les acides gras oméga-6 qu'elles contiennent. L'huile obtenue par le pressurage des graines est riche en acide gamma-linolénique et acide linoléique qui ont une action calmante en usage externe sur les éruptions cutanées et autres dermatoses, eczéma entre autres mais aussi herpès et le vieillissement cutané.


Utilisation en phytothérapie