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Homéopathie : Asterias rubens

Homéopathie Asterias rubensL'Étoile de mer dite commune (Asterias rubens) est une étoile de mer de la famille des Asteriidae.

Utilisation(s) en homéopathie

Bouffées de chaleur

5 CH 5 granules au moment des bouffées de chaleur

Lorsque la bouffée de chaleur survient dans un contexte de tension mammaire

Céphalée prémenstruelle

5 CH 5 granules 3 fois par jour

Lorsque la céphalée s'accompagne de tension mammaire


Action générale

La toxicité d'Asterias est faible. Sa décoction passait autrefois pour apéritive. Selon certains auteurs :
"Les astéries de l'Atlantique Nord peuvent provoquer par leur sécrétion un rash prurigineux de contact. L'extrait a une action neuro-toxique pour l'animal de laboratoire".

Asterias a été utilisée dans l'antiquité par les médecins de l'école hippocratique dans certaines maladies de l'utérus ; d'autre part, la fumée que répandent ces animaux quand on les brûle avait la réputation d'agir favorablement sur les épileptiques.

En 1850, un médecin parisien, homéopathe réputé, A. Pétroz, dans le but de vérifier cette hypothèse, effectua la première pathogénésie sur sept sujets, dont trois femmes, avec des doses non précisées.

Un des expérimentateurs, A. Teste, médecin homéopathe, remarque en 1853 dans sa Matière Médicale :
"L'expérience a détruit en grande partie les espérances que l'expérimentation, bien plus encore qu'une équivoque tradition, nous avait d'abord portés à fonder sur l'asterias à l'égard de l'épilepsie ; mais l'action puissante de ce médicament sur différents organes, et spécialement sur la peau, n'en fait pas moins un des agents les plus précieux de notre matière médicale".

A. Teste considérait Asterias rubens comme un analogue de Sulfur :
" M. Pétroz, qui m'a fort approuvé d'avoir classé l'asterias parmi mes antipsoriques, a employé ce médicament avec beaucoup de succès contre un bon nombre de dermatoses chroniques, d'anciens ulcères et des affections cancéreuses. Relativement à ces dernières, M. Pétroz a remarqué :
1°- que le médicament ne se montrait efficace que dans le cas où le sein gauche (et non le droit) était le siège du mal ;
2°- qu'il était insuffisant pour achever la guérison.
C'est qu'en effet l'action d'Asterias, non plus que celle de Sulfur dans les maladies cutanées, ne dépasse guère l'épaisseur du derme".


Ces propos nuancés d'un des plus grands cliniciens homéopathes du XIXe siècle et la lecture des observations de Pétroz montrent que les indications d'Asterias dans les mastopathies, considérées comme classiques, ne doivent pas être extrapolées à la pathologie tumorale maligne, d'autant plus que la cancérologie dans ce domaine a fait des progrès depuis 150 ans.

Par contre les indications d'Asterias semblent sous-estimées dans les manifestations céphaliques congestives et dans les dermatoses avec petites vésicules prurigineuses, se déchirant aisément et se transformant en petits ulcères superficiels.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998