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Homéopathie : Bothrops lanceolatus

Homéopathie Bothrops lanceolatusLe Trigonocéphale, Bothrops lanceolatus, est une espèce de serpents de la famille des Viperidae. Il est également appelé Fer de lance de la Martinique. Les symptômes survenants après une morsure sont : une douleur, souvent très intense, persistante. Puis un oedème se constitue au cours de la première heure. Il peut s'étendre vers le tronc voire vers d'autres membres. Il est dur et douloureux. Secondairement des ecchymoses peuvent apparaître à la surface ainsi qu'une ulcération au siège de la morsure. Des manifestations graves peuvent survenir : hématologiques (hémorragies...), neurologiques (hémiplégie, aphasie , dysarthrie ...) ou allergiques voire des chocs .

Utilisation(s) en homéopathie

Hémorragie

5 CH 5 granules toutes les heures

Lorsque l'hémorragie est difficilement coagulable

Thrombose

15 CH 5 granules 2 fois par jour

Lorsque les thromboses artérielles sont profondes


Action générale

La pathogénésie originale a été établie en 1860 par Rufz et reprise par un médecin français, Ozanam, en 1864. Ces auteurs font avant tout mention des effets de l'envenimation par le Bothrops lancéolé qui vit uniquement en Martinique.
Une pathogénésie de Bothrops atrox a été publiée en 1939 par Roberts. Elle est connue par les effets de l'envenimation. Les manifestations diffèrent peu pour les espèces voisines appartenant à la même sous-famille.

SIGNES LOCAUX :


Ils sont très intenses et d'installation rapide :
- douleur vive, cuisante, irradiant à la racine du membre avec engourdissement ;
- oedème considérable rapidement extensif ;
- peau marbrée ;
- hémorragies capillaires : pétéchies, ecchymoses ;
- phlyctènes séro-hémorragiques.

SIGNES GENERAUX :


- Anxiété, asthénie intense.
- Vomissements, diarrhée, douleurs abdominales.
- Dyspnée, pouls rapide, filant, tendance au collapsus.
- Hémorragies : épistaxis, gingivorragies et dans les cas sévères, hémorragie cérébrale ou
digestive.

Ces phénomènes hémorragiques sont en relation avec la coagulation intravasculaire
disséminée (CIVD), toujours présente sur le plan biologique.

Les auteurs de la première pathogénésie signalaient déjà, à partir de 15 cas d'envenimation par Bothrops lanceolatus, les hémorragies de sang noir incoagulable et des hémiplégies résultant de thromboses cérébrales.

L'évolution de l'envenimation est marquée par :
- des nécroses avec délabrements cutanés, musculaires et aponévrotiques, parfois surinfection avec suppuration ;
- insuffisance rénale aiguë conséquence de la CIVD et du collapsus ;
- thromboses artérielles profondes ;
- oedème persistant.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998