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Homéopathie : Croton tiglium

Homéopathie Croton tigliumLe Croton cathartique (Croton tiglium) est une espèce d'arbustes ou de petits arbres de la famille des Euphorbiaceae originaire des régions tropicales et sub-tropicales d'Asie. Les feuilles séchées sont utilisées comme purgatif. L'écorce est une source de tannin. Les graines sont extrêmement toxiques : deux ou trois suffisent à causer la mort. Elle contiennent de la crotine, une toxalbumine qui est proche de la ricine de Ricinus communis et de la curcine de Jatropha curcas (Les genres Jatropha et Ricinus appartiennent comme le genre Croton à la famille des euphorbiacées).

Utilisation(s) en homéopathie

Eczéma

15 CH 5 granules 4 fois par jour

Lorsque le prurit est très intense et surtout si il y a de petites vésicules sur la peau

Herpès

15 CH 5 granules 4 fois par jour

Vésicules d'aspect purulent pouvant évoluer vers des croûtes jaunâtres prurit insupportable, caractéristique douloureux, le malade n'ose pas se gratter souvent localisation génitale ou anale

Herpès génital

9 CH 5 granules toutes les 2 heures

Lorsque le prurit est important

Prurit

9 CH 5 granules aussi souvent que nécessaire

Lorsqu'il existe des lésions cutanées, ici systématiquement

Varicelle

9 CH 5 granules toutes les 2 heures

Lorsque le malade se gratte et jusqu'à la fin du prurit


Modalités

Aggravation

Par l'ingestion de nourriture ou de boissons

Amelioration

Léger grattage (prurit)

Action générale

L'huile de croton était employée en allopathie comme purgatif drastique et à titre rubéfiant. Les auteurs classiques avaient déjà remarqué que l'usage des frictions, avec des doses de 20 à 40 gouttes, sur la région sternale ou épigastrique pouvait provoquer une éruption vésiculeuse à distance, sur la face ou le scrotum, parfois même chez la personne effectuant la friction.
Objet d'une thèse de médecine à Paris en 1833 par le Dr Joret, son emploi par les homéopathes a été restreint. Jahr a publié la première pathogénésie en 1845.
Il s'appuie sur les nombreux cas d'effets iatrogènes et d'intoxications, et confirme les deux polarités essentielles du médicament, digestive et cutanée.

SYMPTOMES DIGESTIFS :


- Diarrhée aqueuse, jaune, expulsée en jets.
- Besoin pressant d'aller à la selle, émission de selles irritantes avec beaucoup de gaz.
- La diarrhée est aggravée par la moindre nourriture ou boisson.

SYMPTOMES CUTANES :


- Rougeur et tuméfaction avec chaleur puis, vingt-quatre heures après, apparition sur ce fond érythémateux de
- Vésicules dont le contenu, d'abord transparent, devient purulent dès le second jour. Ensuite les pustules s'affaissent, s'ulcèrent et se recouvrent d'une croûte jaunâtre.
- Le prurit est particulièrement intense mais le malade a peur de se gratter en raison de la douleur provoquée sur cette peau hypersensible.
- La localisation préférentielle au scrotum est loin d'être exclusive.

Les alternances entre la peau et la muqueuse intestinale, privilégiées par certains auteurs, ne sont pas pathogénétiques au sens strict.
L'observation clinique et une expérimentation pathogénétique ont également mis en évidence une action irritative sur la muqueuse respiratoire avec quintes de toux, dyspnée et étouffements.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998