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Homéopathie : Dulcamara

Homéopathie DulcamaraLa Douce-amère ou Morelle douce-amère (Solanum dulcamara) est une plante de la famille des Solanacées. La floraison s'étendant sur une longue période, il arrive de pouvoir observer sur un même plant des fleurs violettes aux étamines jaunes et, selon leur degré de maturité, de jeunes fruits allant du vert à l'orange et au rouge. Ceux-ci sont toxiques mais le niveau de toxicité peut s'atténuer avec la fin de la saison, ce qui permet à certains volatiles de se nourrir des derniers fruits encore accrochés l'hiver venu.
Consulter la fiche du type sensible homéopathique.

Utilisation(s) en homéopathie

Arthralgie

9 CH 5 granules par jour

Lorsque les douleurs sont aggravées par l'humidité

Asthme

9 CH 5 granules par jour

Lorsque les crises d'asthme sont déclenchées par un temps humide

Coryza humide

9 CH 5 granules 4 fois par jour

Coryza en relation avec l'humidité ambiante et le froid

Molluscum contagiosum

9 CH 5 granules 1 fois par jour

A prendre systématiquement

Rhumatismes

9 CH 5 granules 2 fois par jour

Douleurs rhumatismales sourdes, plus musculaires qu'articulaires aggravées par l'humidité améliorées par le temps sec, le mouvement

Trachéite, trachéobronchite

9 CH 5 granules 4 fois par jour

Lorsque la trachéite survient après exposition à un temps humide

Verrue

9 CH 5 granules 2 fois par jour

Verrues planes, translucides, très souvent multiples, comme des gouttes de cire


Modalités

Aggravation

Par l'humidité, le froid humide, le temps pluvieux, le brouillard, par le décubitus et la nuit

Amelioration

Par la chaleur (sauf la toux), le temps sec (respirer l'air chaud) et par le mouvement (rhumatismes)

Action générale

Son utilisation médicinale remonte à fort longtemps, d'abord comme topique, ensuite en usage interne dans diverses maladies respiratoires et cutanées. Hahnemann l'expérimenta de nombreuses fois et en donna la première pathogénésie dans son traité des "Maladies Chroniques".

TOXICOLOGIE :


A doses toxiques ou subtoxiques, il provoque :
- des troubles neuro-sensoriels : vertiges, céphalées, troubles visuels sans réaction pupillaire, paresthésies et myoclonies, tremblements, voire phénomènes paralytiques de la langue et des membres ;
- des troubles digestifs : diarrhée, vomissements et dysfonctionnement hépatique ;
- des troubles respiratoires liés à un effet parasympathicolytique ;
- des troubles cardio-vasculaires et urinaires.

EXPERIMENTATION :


L'expérimentation pathogénétique et l'expérience clinique ont mis en évidence un tropisme d'action particulier de la plante sur les cibles suivantes :
- Les muqueuses :
. digestives : diarrhée vert-jaune après refroidissement ou suppression d'une éruption ;
. respiratoires : nez bouché par temps de brouillard ou de pluie ; catarrhe et hypersécrétion bronchique comparables cliniquement aux toux grasses hivernales avec expectoration et possibilité de syndrome fébrile associé.
- Le système lymphatique : hypertrophie ganglionnaire cervicale, axillaire et inguinale, d'apparition brusque après exposition au froid humide.
- Le système musculo-aponévrotique : douleurs rhumatismales diverses, engourdissantes, ankylosantes, aggravées par l'humidité et améliorées par le mouvement.
- La peau : avec localisation privilégiée aux endroits où elle est très fine (dos des mains, face interne des cuisses, organes génitaux, aisselles et dos). Les lésions les plus fréquentes sont :
. soit des éruptions prurigineuses, humides, suintantes, aggravées par l'eau froide et le toucher ;
. soit des verrues larges, lisses, molles, transparentes, de la face dorsale des mains ou du dos.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998