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Ferrum metallicum

Ferrum metallicumLe fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26. Le fer est utilisé pour la préparation de médicaments. Du xviie siècle au début du xxe siècle, il était l'un des principaux composants des boules d'acier vulnéraires, boules de Nancy, boules de Molsheim, boules minérales des Chartreux, qu'on faisait tremper dans de l'eau pour la charger en substances réputées bénéfiques.
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Utilisation(s) en homéopathie

Anémie

5 CH 5 granules par jour

Lorsque le visage alterne entre pâleur et rougeur malgré une anémie prononcée

Périarthrite

9 CH 1 dose par semaine

Lorsque les douleurs sont aggravées par la nuit et l'immobilité


Modalités

Aggravation

Par le froid ou les ablutions froids, l'immobilité et le mouvement rapide, la nuit et par une perte de liquide humoral quelconque

Amelioration

Par le mouvement lent, ou la marche lente et par la chaleur (sauf douleurs de la tête et des dents)

Action générale

BIOCHIMIE DU FER :


C'est un élément constituant de l'organisme humain : sa quantité totale est évaluée à 3,45 grammes chez l'homme et à 2,45 grammes chez la femme.
La plus grande partie (60 à 70 %) se trouve fixée à l'hémoglobine, un peu plus de 10 % sous forme de myoglobine et d'enzymes, et de 15 à 30 % sont stockés dans le foie, la rate et la moelle osseuse.

Le fer non héminique alimentaire est réduit à l'état ferreux et déconjugué par les diverses sécrétions digestives ; son absorption est favorisée par la prise concomitante de vitamine C.

Bien que le fer héminique ne représente qu'une petite fraction du fer alimentaire, son pourcentage d'absorption sous forme de complexe porphirinique intact par les cellules muqueuses est sept fois supérieur à celui du fer non héminique. La consommation régulière de viande peut représenter jusqu'au tiers de l'absorption quotidienne totale. Les besoins quotidiens de fer chez l'adulte sont de 10 mg pour l'homme et de 18 mg pour la femme.

La carence martiale est la cause la plus fréquente d'anémie : en cas de déficit grave et prolongé en fer, il peut s'y associer de la géophagie, le "pica" (besoin de manger de la peinture), de la pagophagie (besoin de manger des glaçons), une glossite ou une chéilite, une koïlonychie (ongles en cuvette), parfois une dysphagie spéciale (syndrome de Plummer-Vinson), enfin de la fatigue et une perte de tonus.

La surcharge en fer peut être le fait :
- d'une intoxication martiale aiguë : elle provoque une gastro-entérite aiguë et des vomissements, épigastralgie, pâleur et cyanose ; si l'ingestion dépasse 40 à 70 mg de fer métal par kilo, somnolence et choc apparaissent.
- d'une surcharge chronique en fer comme dans l'hémosidérose, aboutissant à l'hémochromatose (lésions tissulaires dues à une accumulation martiale supérieure à 15 grammes de fer corporel total).

L'hémosidérose pulmonaire professionnelle, par inhalation de poussières, a été décrite chez des mineurs, des soudeurs : elle se comporte cliniquement comme une silicose, mais de pronostic assez favorable toutefois.
Les hémosidéroses secondaires sont liées à une augmentation de l'ingestion de fer soit alimentaire, soit médicamenteux ou relèvent d'une origine iatrogène par apports ferriques parentéraux (transfusions répétées, plasmaphérèses) : elles se traduisent par une cirrhose du foie avec pigmentation grise cutanée, diabète sucré et insuffisance cardiaque, associées parfois à une insuffisance hypophysaire.

EXPERIMENTATION :


L'expérimentation pathogénétique et l'observation clinique paraissent avoir privilégié les signes de la carence martiale sur ceux de la surcharge : elles mettent en valeur des troubles portant essentiellement :
- sur le sang et le système cardio-vasculaire,
- sur le système nerveux et plus accessoirement
- sur les appareils digestif, urinaire, respiratoire et locomoteur.

SYMPTOMES HEMATOLOGIQUES ET CARDIO-VASCULAIRES :


- Extrême pâleur des muqueuses anémiées.
- Alternance de pâleur et de cyanose de la face ou concomitance d'une pâleur généralisée avec des accès de rougeur subite de la face par instabilité vaso-motrice.
- Bouffées de chaleur donnant un aspect de fausse pléthore du visage.
- Anémie hypochrome, fréquemment sous-tendue par des hémorragies répétées (en particulier des ménométrorragies) de sang pâle et associées à un éréthisme cardiaque avec palpitations.
- Congestion céphalique douloureuse avec sensation de chaleur et/ou de battements.

SYMPTOMES NEURO-SENSORIELS :


- Hyperexcitabilité neuro-sensorielle au bruit, au toucher.
- Hyperesthésie du cuir chevelu à tel point que le sujet hésite à se coiffer, à se peigner.
- Asthénie, voire prostration alternant avec une certaine agitation, des palpitations dans les suites de pertes abondantes de liquides organiques.
- Somnolence diurne, post-prandiale et insomnie.
- Syndrome vertigineux orthostatique avec acouphènes.
- Hypochondrie et/ou irritabilité.

SYMPTOMES DIGESTIFS :


- Odontalgie améliorée par l'eau froide (Coffea, Pulsatilla).
- Régurgitations alimentaires sans nausées, aussitôt après avoir mangé.
- Pesanteur et flatulence épigastriques.
- Selles avec matières non digérées, parfois diarrhée irritante.

SYMPTOMES URINAIRES :


- Relâchement du sphincter vésical : miction involontaire à l'effort, à la toux, à l'éternuement (Causticum).
- Incontinence urinaire en goutte à goutte pendant que l'enfant joue, cessant dès immobilisation.

SYMPTOMES RESPIRATOIRES :


- Coryzas et épistaxis récidivants.
- Toux spasmodique et dyspnée au plus petit effort avec parfois rougeur associée de la face, éventuellement post-hémoptoïque.

SYMPTOMES LOCOMOTEURS :


- Périarthrite scapulo-humérale gauche (contingent) ; myalgie deltoïdienne.
- Douleurs lancinantes des articulations coxo-fémorales aggravées la nuit par l'immobilité.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998
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