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Homéopathie : Phosphorus

Homéopathie PhosphorusLe phosphore est un élément chimique de la famille des pnictogènes, de symbole P et de numéro atomique 15. Il se présente sous la forme de cristaux incolores ou blanc jaunâtres. C'est un réducteur important, très avide d'oxygène.
Consulter la fiche du type sensible homéopathique.

Utilisation(s) en homéopathie

Epistaxis

9 CH 5 granules toutes les 10 min pendant une heure

Lorsque le patient présente une fragilité vasculaire qui se traduisent par des hémorragies fréquentes

Gastro-entérites fébriles

9 CH 5 granules toutes les heures

Lorsque que le patient présente des brûlures digestives et des sensations de brûlures au niveau du rachis dorsal et des paumes

Gingivorragie

9 CH 5 granules 3 fois par jour

Lorsque le patient présente une fragilité capillaire qui se traduit souvent par des hémorragies

Hématurie

9 CH 5 granules toutes les heures

Lorsque l'hématurie est due à une fragilité vasculaire, la consultation médicale doit être envisagée

Hémorragie

9 CH 5 granules toutes les heures

Lorsque les hémorragies sont le fait d'une fragilité vasculaire

Pancréatite

15 CH 5 granules 2 fois par jour

Lorsque la pancréatite est caractérisée par une sensation de brûlure

Pneumopathie

9 CH 5 granules par jour pendant 10 jours

Lorsque la pneumopathie est accompagnée d'une sensation de brûlure

Préparation à l'intervention chirurgicale

9 CH 5 granules 2 fois par jour

Pour réduire l'hémorragie

Problèmes dentaires

15 CH 5 granules 2 fois par jour

Pour l'hémorragie

Purpura rhumatoïde

15 CH 5 granules 3 fois par jour

Lorsque le purpura est lié à une fragilité vasculaire, ici systématiquement

Rétinopathie

9 CH 5 granules par jour

Lorsque l'hémorragie est due à une fragilité capillaire

Soins pré-opératoires

9 CH 1 dose par jour pendant 3 jours

Lorsque le patient veut prévenir la formation d'hémorragies

Vertige

9 CH 5 granules toutes les heures

Lorsque le vertige est accompagné d'une sensation de fringale


Modalités

Aggravation

Par le froid (sauf tête et estomac), le soir au crépuscule, en se levant d'un siège (rhumatismes), par l'effort physique et intellectuel, les émotions, l'orage et la solitude, les bruits, les odeurs et la lumière

Amelioration

Par le sommeil et la chaleur (sauf maux de tête et d'estomac)

Action générale

La pathogénésie a été effectuée par Samuel Hahnemann et par ses premiers disciples. Elle rassemble trois sortes de données :
- des signes toxicologiques ;
- des signes expérimentaux résultant des essais sur l'homme sain, effectués avec des doses infra-toxiques ;
- des signes cliniques témoins de guérisons dues à l'administration de dilutions de Phosphorus à des malades ;

Les données récentes de la toxicologie permettent de mieux connaître l'action du phosphore.
Les voies d'introduction sont essentiellement orales et pulmonaires.
La fixation est intense au niveau du foie, du cortex rénal, des surrénales, de l'épiderme, de la muqueuse intestinale et du pancréas, ceci à doses massives. A doses faibles et répétées, la fixation est plus importante dans les os.
L'élimination est essentiellement rénale.

Le mode d'action biochimique se traduit par :
- une diminution du métabolisme énergétique,
- des modifications du métabolisme glucidique,
- des perturbations du métabolisme des protéines avec défaut d'incorporation des acides aminés,
- des perturbations du métabolisme lipidique.

TOXICITE AIGUË :


Elle se traduit d'emblée par une gastro-entérite aiguë suivie d'une rémission qui précède une atteinte multiviscérale :
- myocardiopathies aiguës et subaiguës avec modifications de l'E.C.G. ,
- stéatose péri-lobulaire pouvant évoluer vers la cirrhose,
- insuffisance rénale aiguë oligurique et hématurique,
- troubles neurologiques avec céphalées, vertiges, syncopes, délire et coma.

TOXICITE CHRONIQUE :


L'intoxication chronique par le phosphore résulte de l'absorption de petites quantités de toxique par voie pulmonaire et gastro-intestinale.
Elle se manifeste par :
- une asthénie avec pâleur et anorexie,
- des douleurs gastro-intestinales,
- une irritation des voies pulmonaires avec une toux rebelle,
- ostéomalacie avec possibilité de fractures spontanées,
- névralgies dentaires, gingivite puis nécrose du maxillaire inférieur,
- anémie, polyglobulie, hémorragies diverses,
- stéatose et cirrhose.

Les dérivés halogénés du phosphore provoquent
- une irritation importante des voies respiratoires supérieures : laryngites, pneumonies, …

En fonction de ces données, complétées par les signes issus de l'expérimentation pathogénétique et des observations thérapeutiques, les tropismes essentiels de Phosphorus sont :
- le sang : phénomènes hémorragiques ;
- les parenchymes hépatique, pulmonaire et rénal puis le coeur au niveau desquels il provoque des phénomènes lésionnels caractérisés successivement par :
. des états congestifs, suivis bientôt
. d'hémorragies, puis de
. dégénérescence graisseuse ;
- le système nerveux où il provoque successivement :
. un état d'excitation motrice et psychique suivi ensuite par
. un état dépressif pouvant à l'extrême s'accompagner de troubles médullaires avec paraplégie.

REMARQUE IMPORTANTE :


La prescription de Phosphorus s'effectue le plus souvent à partir des données toxicologiques de la pathogénésie :

EN PATHOLOGIE LESIONNELLE, LES SIGNES DE SIMILITUDE ANATOMO-PATHOLOGIQUE SONT A CONSIDERER EN PREMIER.

Les signes caractéristiques de la réaction individuelle s'estompent devant l'évidence clinique de la lésion.
Leur présence parallèle n'est plus qu'une confirmation supplémentaire du juste choix du médicament.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998