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Homéopathie : Stannum

Homéopathie StannumL’étain, du latin stannum, est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole Sn et de numéro atomique 50.

Utilisation(s) en homéopathie

Bronchite chronique

7 à 15 CH 5 granules 2 fois par jour

Lorsque les bronches sont dilatées, accompagnées d'expectorations abondantes


Modalités

Aggravation

Par le froid et après le moindre effort ou mouvement (parler en cas de toux, monter ou descendre des escaliers en cas de fatigue musculaire

Amelioration

Par la pression forte et à l'air libre

Action générale

La poudre d'étain figurait au Codex de 1866 et 1884. Déjà, au milieu du XVII siècle, la limaille d'étain était conseillée à la dose de plusieurs grammes contre le tænia. Au siècle dernier, certains médecins allaient jusqu'à 50 grammes.
Les dramatiques accidents thérapeutiques en série observés avec le diiodo-diéthyl-étain (Stalinon : 98 morts sur 210 intoxications) ont permis de préciser l'intoxication par les dérivés organiques de l'étain. Celle-ci réalise le tableau typique d'une hypertension intracrânienne par oedème cérébral, avec apparition secondaire de paralysies flasques. Si la mort ne survient pas dans un tableau de troubles neuro-végétatifs graves, des séquelles invalidantes persistent (paralysies diverses). Il n'existe aucun traitement chélateur efficace pour éliminer l'étain fixé dans l'organisme.

En pathologie professionnelle l'étain connaît un regain d'intérêt du fait de l'emploi de ses dérivés organiques :
- comme antioxydant (peintures, lubrifiants, huiles) ;
- comme stabilisant de diélectriques (transformateurs, résines vinyliques) ;
- comme fongicide et insecticide en agriculture, dans la protection des matériaux en bois, des coques de bateaux…

La première pathogénésie a été établie par Hahnemann et sept de ses élèves. L'observation clinique sur plus d'un siècle a permis d'en préciser les indications chez les tuberculeux pulmonaires avant la découverte des antibiotiques.

Les principales cibles pathogénétiques de Stannum sont :
- l'état général,
- l'appareil respiratoire,
- l'appareil digestif.

SYMPTOMES GENERAUX :


- Faiblesse extrême, particulièrement au niveau des deltoïdes, des bras, des genoux, des jambes : le malade se laisse tomber sur son siège.
- Pâleur, amaigrissement.
- Sueurs affaiblissantes.
- Tendance à l'anxiété et au désespoir.

SYMPTOMES RESPIRATOIRES :


- Enrouement avec voix à timbre creux, toux provoquant l'expectoration de mucosités.
- Toux avec le plus souvent expectoration abondante, visqueuse, épaisse, tenace, muqueuse ou muco-purulente, parfois fétide ou striée de sang.
- Dyspnée au moindre effort.
- Sensation de grande faiblesse de la poitrine aggravée en parlant.

SYMPTOMES DIGESTIFS :


- Goût sucré.
- Sensation d'érosion dans la gorge, avec effort pour détacher des mucosités épaisses.
- Sensation de vide, de défaillance, à l'estomac ou dans l'abdomen.
- Gastralgies ou entéralgies à début et fin progressifs, soulagées par la pression.
- Constipation par atonie rectale.

AUTRES SYMPTOMES :


- Céphalées frontales ou temporales, hémicrânies.
- Douleurs névralgiques au niveau des orbites ou des os malaires qui augmentent et diminuent progressivement, parfois selon la courbe solaire.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998