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Zincum metallicum

Zincum metallicumLe zinc est un élément chimique, de symbole Zn et de numéro atomique 30. Il existe en abondance dans la nature, combiné au soufre dans la blende et à la silice dans la calamine qui en sont les principaux minerais.
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Utilisation(s) en homéopathie

Jambes sans repos

5 CH 5 granules 2 fois par jour

Lorsque le patient a un besoin constant d'agiter les membres inférieurs (souvent mis en évidence la nuit par le conjoint)

Troubles veineux et thrombophlébite superficielle

9 CH 5 granules 2 fois par jour

Impatience des membres inférieurs crampes nocturnes aggravation de la symptomatologie fréquente lorsque l'on boit de l'alcool


Modalités

Aggravation

Par le vin et les stimulants (céphalées, nausées, tremblements), par le bruit, la conversation des autres, le toucher, par la disparition d'une éruption ou d'une élimination normale

Amelioration

Par un écoulement physiologique (diarrhée, règles) et par une éruption cutanée (eczéma ou fièvre éruptive)

Action générale

Le zinc est largement utilisé :
- en métallurgie dans la galvanisation, la fonderie, la fabrication des alliages (du laiton avec le cuivre, des bronzes d'aluminum), la soudure autogène ;
- dans l'industrie électrique : fabrication des batteries sèches, des piles électriques ;
- dans l'industrie chimique comme agent réducteur.
Non toxique par lui-même, le zinc l'est par ses sels utilisés dans l'industrie du bois, du tannage, de la verrerie, dans la peinture et la photogravure ainsi qu'en agriculture (antifongiques, raticides, insecticides).
Méconnu des anciens, il est resté à peu près sans usage en médecine jusqu'à Hahnemann qui en publia la pathogénésie dans son traité "Doctrine et traitement homéopathique des maladies chroniques".
En médecine classique contemporaine, il est principalement employé en dermatologie (sulfate de zinc de l'eau et de la pommade de Dalibour) ainsi que pour la préparation des insulines au zinc.

METABOLISME DU ZINC :


L'organisme contient de 1 à 2,5 grammes de zinc localisés surtout au niveau des os, des dents, des cheveux (à partir desquels on peut évaluer les réserves en zinc de l'organisme), de la peau, du foie, des muscles et des testicules. 98 % du zinc sont intracellulaires, les 2 % restants sont répartis entre le plasma (0,4 %) et les éléments figurés (1,6 % dont la majeure partie dans les hématies comme cofacteur de l'anhydrase carbonique). Dans le plasma, 1/3 du zinc est fortement lié à l'albumine et 2/3 aux globulines.
Les taux sériques sont étroitement dépendants des apports alimentaires mais l'absorption montre, outre une très grande variabilité individuelle, l'existence de facteurs défavorables nutritionnels, du fait par exemple, de la chélation du zinc par des régimes à teneur élevée en phytates et riches en
fibres alimentaires. Les besoins quotidiens estimés sont de l'ordre de 10 à 15 mg de zinc par jour, les meilleures sources étant les fruits de mer, la viande et le lait.
Le zinc intervient comme cofacteur de multiples métalloenzymes (oxydoréductases et transférases dans la synthèse de l'ADN et de l'ARN, hydrolases (dont les phosphatases alcalines), lipases (anhydrase carbonique), et dans de très nombreux mécanismes biologiques (activité de l'insuline, régulation de l'A.C.T.H et des hormones génitales) et immunologiques (processus de cicatrisation, immunité à médiation cellulaire).
La carence en zinc est responsable chez l'enfant d'une diminution de l'appétit, d'un ralentissement de la croissance et d'une altération du goût (hypogueusie). On a également décrit des cas d'anémie avec nanisme et hypogonadisme, ainsi que des troubles de l'immunité à médiation cellulaire et des
processus de cicatrisation.
D'autre part, une maladie autosomique récessive, due à une malabsorption du zinc, l'acrodermatitis enteropathica, associe à une dermite psoriasiforme, une alopécie, une dystrophie unguéale, un retard de croissance et une diarrhée.
Enfin des neuropathies optiques dont le début est marqué par une dyschromatopsie sont le fait d'une baisse de la zincémie d'origine iatrogène (éthambutol, disulfirame), toxique (alcool, tabac) ou nutritionnelle (alcoolisme, malnutrition).

TOXICOLOGIE :


INTOXICATIONS AIGUES :
Les intoxications par le Zn relèvent de trois modes de contamination :
- l'inhalation pulmonaire de Zn O ou de Zn Cl2 : cette maladie professionnelle appelée "fièvre des fondeurs" associe une bronchopneumopathie sévère à des lésions neurologiques ;
- l'ingestion de sels de zinc (généralement produits par des aliments ou des boissons acides contenus dans des récipients galvanisés) :
. à doses modérées, elle provoque une gastro-entérite avec vomissements et diarrhée ;
. à doses fortes, une dépression du système nerveux central avec paralysie puis coma et mort ;
- l'introduction parentérale de Zn peut être le fait de la contamination des bains de dialyse rénale par du Zn ou encore du surdosage en Zn des solutés de perfusion : elle entraîne une anémie plus ou moins sévère, éventuellement des troubles de la conduction cardiaque, de l'hypotension et une atteinte des fonctions rénales.

INTOXICATION CHRONIQUE :
La responsabilité du zinc est souvent difficile à établir dans ce cas, mais il semble qu'il puisse déterminer des affections pulmonaires et des dermatoses allergiques.

EXPERIMENTATION :


L'expérimentation et l'observation clinique mettent en évidence une symptômatologie appartenant aussi bien à des tableaux de carence qu'à ceux d'intoxication par le zinc. Elles confirment en tout cas l'action primordiale du zinc
- sur le système nerveux central et périphérique, et plus accessoirement
- sur le système veineux et la peau.

SYMPTOMES NEURO-SENSORIELS :


- Affaiblissement des fonctions intellectuelles : lenteur de la compréhension et de l'idéation ; troubles de la mémoire.
- Syndrome vertigineux et céphalées aggravés par l'absorption de vin.
- Tremblements. Impatiences des membres inférieurs entraînant une agitation continuelle des jambes et des pieds (syndrome des "jambes sans repos" considéré comme un symptôme clef).
- Mouvements automatiques de la tête dans les états fébriles (Belladonna, Helleborus).
- Asthénie et hypersensibilité au bruit.
- Paralysie ; crampes.
- Névralgies après suppression d'une éruption.
- Douleurs lancinantes, toujours transverses, au dessus des articulations ou du milieu des membres.
- Talalgies aggravées par la marche.
- Diminution de l'acuité visuelle, larmoiement, photophobie, irritation conjonctivale.
- Anosmie, hypogueusie.

AUTRES SYMPTOMES :


- Varices flexueuses des membres inférieurs avec oedème et agitation caractéristique des jambes.
- Dermatoses sèches, fissuraires, avec lésion des phanères.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998
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