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Conium maculatum

Conium maculatumLa Ciguë tachetée ou Grande Ciguë (Conium maculatum L.) est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). Très toxique, elle était à la base du poison officiel des Athéniens. La plante contient dans toutes ses parties, notamment les fruits, au moins cinq alcaloïdes violemment toxiques, avec principalement la conine (encore appelée coniine, conicine ou cicutine) et la ?-conicéine. Chez l'homme, l'ingestion de ciguë provoque dans l'heure qui suit des troubles digestifs, des vertiges et céphalées, puis des paresthésies, une diminution de la force musculaire, et enfin une paralysie ascendante.
Consulter la fiche du type sensible homéopathique.

Utilisation(s) en homéopathie

Traumatisme

5 CH 5 granules 2 fois par jour

Lorsque le traumatisme est localisé sur la région mammaire


Modalités

Aggravation

En prenant froid, par continence sexuelle, par l'alcool et les mouvements de la tête ou des yeux

Amelioration

Par la chaleur, dans l'obscurité, en laissant pendre ou en étirant ses jambes

Action générale

La première pathogénésie de Conium maculatum figure dans le traité de Matière Médicale Pure de Hahnemann.

TOXICOLOGIE :


La toxicité de la grande ciguë est connue depuis la haute antiquité, tant par la relation d'empoisonnements accidentels que par celle des empoisonnements provoqués, aux fins d'exécution des condamnés à mort, en Grèce notamment. La plus célèbre reste celle de Socrate,
rapportée par le Phédon.
Le pouvoir toxique de la plante résulte essentiellement de l'action des alcaloïdes, en particulier de la conine, qui se trouve en plus forte concentration dans les graines et les racines, et dont l'action est proche du curare. Elle provoque la paralysie des muscles volontaires et du diaphragme, par action
sur le système nerveux. Cette action intéresse surtout le pneumogastrique.
L'ingestion d'une dose toxique modérée entraîne rapidement (une demi-heure environ) :
- une asthénie musculaire intense,
- des troubles visuels et/ou pseudo-vertigineux, accompagnés
- d'anxiété avec accélération du pouls et de la respiration.

A dose toxique forte, on observe, outre des phénomènes d'intolérance digestive (nausées, vomissements), des signes neurologiques :
- dans une première phase se produisent des phénomènes d'excitation du système nerveux : tremblements, hyperesthésie sensorielle, paresthésies, névralgies, délire et hallucinations, voire convulsions ;
- suit une seconde phase, dépressive, avec paralysie du système nerveux central de forme ascendante : le froid et les phénomènes paralytiques débutent aux membres inférieurs et gagnent la moitié supérieure du corps. La mort survient par paralysie des muscles respiratoires. Conscience et lucidité sont pratiquement conservés jusqu'à l'exitus.

PHARMACOLOGIE :


La ciguë a été régulièrement utilisée dans de nombreuses préparations pour son action sur les spasmes des voies respiratoires et digestives.

EXPERIMENTATION :


L'expérimentation pathogénétique et l'observation clinique confirment le tableau précédent en le nuançant et en précisant comme cibles préférentielles :
- le système nerveux central,
- les ganglions et organes lymphatiques,
- les tissus glandulaires.

SYMPTOMES NEUROLOGIQUES :


- Troubles de l'accommodation visuelle. Photophobie importante.
- Syndrome vertigineux aggravé par les mouvements de la tête.
- Paralysie des nerfs moteurs et sensitifs de type progressif et ascendant. On note en particulier :
. du ptosis,
. des difficultés à vider complètement la vessie (miction intermittente) et douleurs rétrogrades
comme par un reflux vésico-urétéral.

SYMPTOMES LYMPHATIQUES :


- Hypertrophie amygdalienne.
- Adénopathies de tous territoires.

SYMPTOMES GLANDULAIRES :


Que ce soit sur les testicules, les ovaires, les seins, les glandes salivaires, l'action peut être : Conium maculatum
- soit hypertrophique ou proliférative (néoformations),
- soit atrophique et caractérisée par la sclérose et l'induration (fibromes utérins, nodules et kystes du sein, etc…)
- Troubles sexuels :
. érections incomplètes ou labiles ;
. éjaculation précoce malgré conservation de désirs sexuels intenses ;
. éjaculations involontaires par simple excitation psycho-sexuelle.
(Ces troubles de la sexualité peuvent s'accompagner d'une altération de la thymie avec hypochondrie, repliement sur soi ou disposition querelleuse).

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998
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