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Manganum metallicum

Manganum metallicumLe manganèse est un élément chimique, de symbole Mn et de numéro atomique 25. Le manganèse est un oligo-élément nécessaire à l'homme pour survivre mais devient toxique lorsque la consommation est trop importante.
Consulter la fiche du type sensible homéopathique.

Utilisation(s) en homéopathie

Otite

9 CH 5 granules à la demande

Lorsque l'examen du tympan avec un otoscope a entraîné une quinte de toux


Modalités

Aggravation

Par le froid humide (ORL) et avant l'orage

Amelioration

En se couchant

Action générale

METABOLISME DU MANGANESE :


Le manganèse est un élément indispensable au fonctionnement de toutes les cellules de l'organisme humain et ce, à l'état de traces.
On le retrouve particulièrement localisé au niveau du foie, de la vésicule biliaire, des reins, de la thyroïde, de l'hypophyse. A l'échelon cellulaire, il manifeste une grande affinité pour le pool mitochondrial et intervient dans la respiration cellulaire. A titre de cofacteur, c'est un composant indispensable de métalloenzymes essentielles (phosphotransférases nécessaires au métabolisme des bases puriques, pyruvate carboxylase, arginase et aminopeptidase intervenant dans la transformation des divers acides aminés, et de la superoxyde dismutase).
L'O.M.S. a évalué les besoins journaliers en Mn à 2 à 3 mg. Les apports varient de manière importante et dépendent principalement de la consommation de sources riches comme les céréales non raffinées, les légumes verts et le thé.
Un cas de carence humaine a été rapporté : un volontaire qui recevait un régime purifié dans lequel le manganèse avait été oublié par inadvertance, a présenté une perte de poids, une dermite transitoire, des nausées, des vomissements et une altération de la couleur et de la croissance des cheveux.

TOXICOLOGIE :


Les cas d'intoxication professionnelle se rencontrent :
- dans les entreprises d'extraction et de transport du minerai (le plus répandu étant le bioxyde anhydre Mn 02 ou pyrolusite), particulièrement au cours des tirs de mines ou des travaux de forage, ou encore pendant le traitement (broyage, concassage) ;
- dans l'industrie métallurgique : fabrication d'alliages, soudure à l'arc ;
- dans l'industrie électrique : électrodes, fils électriques, piles sèches ;
- dans l'industrie chimique où il est utilisé pour son action de catalyseur et son pouvoir oxydant (fabrication de linoléum, tannage des cuirs, purification des eaux, etc. ) et dans l'industrie des matières colorantes (peintures, sicatifs), de la verrerie (miroirs), de la céramique (coloration des
faïences, des briques) ;
- en agriculture où les sources d'exposition proviennent de l'emploi de sels de Mn pour les amendements, les engrais et la préparation de fongicides.
Enfin, des cas d'intoxication accidentelle ont été décrits (surtout par ingestion de K Mn 04, le permanganate de potassium).
L'intoxication professionnelle au bioxyde de manganèse est en général chronique, limitée aux mineurs et à ceux qui travaillent le minerai : l'exposition prolongée aux vapeurs et aux poussières de manganèse provoque principalement des troubles neurologiques et respiratoires :

SYMPTOMES NEUROLOGIQUES :


Le tropisme à la fois vasculaire et nerveux du Mn détermine électivement des lésions des corps striés, des noyaux caudés et du putamen. Biochimiquement, le manganèse modifie le métabolisme des amines biogènes, principalement du système dopaminergique, mais aussi en cas d'hypertonie, du métabolisme du tryptophane. L'imprégnation lente, insidieuse et inexorablement progressive conduit au "parkinson manganique".
Après une phase initiale de 5 mois minimum marquée par de l'asthénie, des céphalées avec somnolence, des troubles du caractère, des crampes et des nausées, parfois des douleurs abdominales, viennent des troubles de la marche, de l'équilibre et de la difficulté d'élocution.

Ils préludent à l'installation du parkinson manganique typique caractérisé par :
- une démarche spasmodique sur le talon antérieur ("pas de coq"),
- le masque manganique : faciès à la fois hilare et figé ;
- le torticolis fixé ;
- les déformations permanentes des mains et des pieds ;
- parfois l'exagération des réflexes tendineux avec clonus éventuel ;
- enfin des troubles sensitifs et mentaux.
Le pronostic est désastreux, l'évolution inéluctable, même après arrêt de l'exposition.

SYMPTOMES RESPIRATOIRES :


Les manifestations pulmonaires sont de deux types :
- aiguës : pneumonie manganique très grave, souvent mortelle ;
- chroniques :
. bronchite chronique avec expectoration noirâtre, dont l'aspect radiologique rappelle celui d'une silicose et
. crises d'asthme bronchique.

AUTRES SYMPTOMES :


Parmi d'autres atteintes imputées au manganisme chronique, il faut retenir l'atteinte endocrinienne qui réalise un tableau d'insuffisance glandulaire quasi-généralisée par déficit des glandes cibles : thyroïde, corticosurrénales, gonades. Le mécanisme et l'origine de ce syndrome sont encore imprécisés.

EXPERIMENTATION PATHOGENETIQUE :


Jusqu'à Hahnemann, le manganèse n'avait jamais été employé comme médicament. La première pathogénésie parut dans son traité "Doctrine et traitement homéopathique des maladies chroniques". Au regard de la richesse des données toxicologiques précédentes, la relative pauvreté des symptômes fiables recueillis par l'expérimentation devrait inciter à approfondir les observations cliniques.

Le tropisme d'action pathogénétique est principalement centré sur :
- la sphère O.R.L. et respiratoire,
- le système nerveux central et périphérique,
- et accessoirement la peau.

SYMPTOMES O.R.L. ET RESPIRATOIRES :


- Enrouement, toux sèche, raucité de la voix, sécheresse du larynx ou hypersécrétion muqueuse obligeant à se râcler sans cesse la gorge. Tous ces symptômes sont :
. aggravés par le froid humide, le matin, le surmenage vocal et
. améliorés en s'allongeant.
- Otalgie soudaine en parlant ; hypoacousie par catarrhe tubaire, toux réflexe au grattage du conduit auditif externe.
- Enchiffrènement permanent, obstruction nasale et/ou coryza aqueux.
- Sensation d'élancement, de constriction ou de douleur dans la poitrine avec parfois toux et expectoration sanglante.

SYMPTOMES NEUROLOGIQUES :


- Syndrome asthéno-dépressif avec humeur maussade, ruminations hypochondriaques ; pseudo-vertiges, céphalées constrictives, lancinantes, surtout temporales, amélioré en se couchant.
- Douleurs de tiraillement, de déchirement ou de meurtrissure dans les membres.
- Crampes, douleurs périostées au niveau des tibias.
- Tremblements.

SYMPTOMES CUTANES :


- Prurit erratique disparaissant au grattage, surtout au niveau des membres.
- Eruptions sèches, rugueuses, prurigineuses.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998
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