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Homéopathie : Cantharis vesicatoria

Homéopathie Cantharis vesicatoriaLa cantharide officinale, est un coléoptère de 12 à 21 mm de longueur, au corps allongé, et d'une couleur vert brillant. Lytta vesicatoria dégage à distance une odeur forte assez désagréable, rappelant une odeur de souris et si cela n'est pas suffisant pour décourager les prédateurs, elle a une arme redoutable, la cantharidine, substance très toxique, vésicatoire, qu'elle sécrète par tous les pores de son corps. Ce poison violent provoque des brûlures sur la peau et est très dangereux pour les yeux. La cantharidine est encore employée aujourd'hui en pharmacopée comme emplâtre vésicant pour soigner de nombreuses affections.

Utilisation(s) en homéopathie

Aphte, aphtose

5 CH 5 granules 2 à 3 fois par jour

Tendance ulcéro-nécrotique avec brûlure intense

Brûlure du 2ème degrès

9 CH 5 granules toutes les 10 minutes

Lorsque l'on observe de grosses vésicules, remplies d'un liquide séreux, douloureuses

Coups de soleil

5 CH 5 granules 3 fois par jour

Grosses vésicules, remplies d'un liquide séreux, douloureuses

Cystite

9 CH 5 granules 3 fois par jour

Lorsque les douleurs augmentent en urinant

Dermatoses vésiculeuses

9 CH 5 granules 3 à 4 fois par jour

Phlyctène (grosse vésicule) avec sensation de brûlure à vif et douleur brûlures 2e degré, herpès bulleux

Grossesse, troubles urinaires

9 CH 5 granules 4 à 5 fois par jour

Douleur avant, pendant et après la miction (cystite)

Herpès

15 CH 5 granules 4 fois par jour

Lésion vesiculo-bulbeuse pouvant évoluer vers l'ulcération souvent le bouton de fièvre

Herpès labial

9 CH 5 granules 4 à 5 fois par jour

Aspect de bulles (phlyctènes) avec liquide clair (grosses vésicules)

Kératoconjonctivite

9 CH 5 granules toutes les heures

Lorsque le patient présente des sensations de brûlures, ici systématiquement

Syndrome pieds-mains-bouche

5 CH 5 granules 2 à 3 fois par jour

Tendance ulcéro-nécrotique avec brûlure intense


Modalités

Aggravation

Par le toucher, la palpation et en urinant

Amelioration

Par les frictions, en étant couché, par la chaleur et les applications chaudes

Action générale

La première pathogénésie a été établie par Hahnemann. La cantharide est un médicament fiable et efficace du fait de la netteté de ses symptômes toxiques et expérimentaux.

TOXICOLOGIE :


La toxicité peut se manifester par voie externe et par voie interne.

INTOXICATION PAR VOIE EXTERNE :


La cantharide est avant tout un vésicant.
Appliquée sur la peau, elle produit un érythème, suivi d'une phlycténisation sous forme d'une large bulle, remplie d'un liquide citrin au début, mais pouvant devenir louche ou même purulent.
La lésion élémentaire est donc une lésion érythémato-vésiculeuse, d'allure pemphigoïde, car elle se produit en peau saine, non inflammatoire : elle manifeste une nette tendance à la confluence qui explique l'aspect bulleux.
Secondairement, la perte du toit épidermique de la bulle lui fait prendre par exfoliation un aspect nécrotique et aboutit à la formation de larges exulcérations que les anciennes matières médicales qualifient à tort "d'aspect gangréneux".

INTOXICATION PAR VOIE INTERNE :


A doses massives, l'intoxication provoque :
- une anurie complète,
- un syndrome délirant avec hydrophobie intense et fréquemment des convulsions ; elle aboutit ensuite à la mort dans un tableau de
- coma azotémique.

A doses moindres, elle détermine :
- une gastro-entérocolite toxique sévère, caractérisée par :
. la tendance hémorragique et
. la sensation de brûlure extrêmement intense des diverses éliminations : vomissements, selles dysentériques fétides et sanglantes, douleurs abdominales coupantes et ténesme rectal ;
- une néphrite parenchymateuse suraiguë avec :
. oligurie, pollakiurie brûlante, albuminurie et hématurie, accompagnées de
. douleurs insupportables dans les fosses lombaires, irradiant aux voies excrétrices urinaires et, parfois chez l'homme, aux cordons spermatiques et aux testicules. L'irritation locale des organes génitaux externes peut dans ce cas se traduire par un priapisme douloureux.

EXPERIMENTATION PATHOGENETIQUE :


Elle a permis de mettre en relief, avec des symptômes cliniques plus nuancés, le triple tropisme de
la substance pour
- les muqueuses,
- les séreuses,
- la peau.

AU NIVEAU DES MUQUEUSES :


- prédilection certaine pour les muqueuses urogénitales :
. inflammation aiguë, accompagnée d'une intense sensation de brûlure,
. vésiculation pouvant aller jusqu'à la nécrose : ulcérations du gland, du prépuce ou des lèvres vaginales ;
- sur l'appareil digestif :
. même tendance inflammatoire de la bouche et du pharynx avec spasmes,
. ulcérations ou aphtes brûlants,
. parfois des hématémèses ou une entérocolite douloureuse avec selles fétides et sanglantes.

AU NIVEAU DES SEREUSES :


L'inflammation peut produire des exsudats très abondants, particulièrement de la plèvre :
épanchement pleural de très grande abondance, entraînant, du fait de la compression, des douleurs
constrictives, une dyspnée intense, voire une tendance syncopale.

AU NIVEAU DE LA PEAU :


On retrouve les lésions brûlantes vésiculo-bulleuses, phlycténoïdes.

Source : Homéopathie, thérapeutique & matière médicale, Boiron 1998